CHRISTELLE assistante maternelle A NAINTRE

MODE DE GARDE POUR ENFANTS

 

Elle est jalouse de sa sœur… 25 février 2013

Classé dans : RIVALITES FRERES ET SOEURS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 13 h 56 min

Elle est jalouse de sa sœur…

Par Domitille T, maman de 3 enfants

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Sur mes trois enfants, c’est surtout entre mes deux filles que la jalousie se joue. C’est principalement Héloise, 5 ans, deuxième enfant après Sébastien, 7 ans, qui exprime parfois une jalousie envers sa petite sœur Camille, trois ans. Elle est jalouse de ce que sa sœur a, ou de ce qu’elle fait, mais aussi, plus grave à mon sens, de ce qu’elle est.

Jalouse de ce que sa sœur possède

Elle semble parfois donc jalouse de ce que sa sœur possède : Camille prend la poupée pour l’emmener au parc, Héloise veut la poupée. Elle affirme que c’est la sienne. Pleurs, cris. Soit, alors, on donne la poupée à Héloise, et Camille emporte sa trottinette au parc… et Héloïse réclame la trottinette ! « J’en ai marre de Camille, je ne veux plus de cette petite sœur ! » affirme alors Héloise. La jalousie de ma petite deuxième, (elle a aussi un grand frère), envers la troisième, est subtile, mais réelle.

Gérer les conflits entre frères et sœursComment je gère les conflits ? Parfois, j’interviens. Dans ces cas-là, je rends la justice moi-même : la poupée pour Camille, la trottinette pour Héloise, et j’établis un tour de rôle. Parfois aussi, je préfère ne pas intervenir. Je les laisse régler leurs histoires toutes seules, trouver des solutions par elles-mêmes. Car parfois, elles y parviennent ! Elles s’échangent les jouets, trouvent un terrain d’entente.

 

« Maman, m’aimes-tu ? »

Héloise et sa sœur, une grande histoire d’amour, pourtant. Le matin, c’est vers Camille qu’Héloise se précipite pour lui dire bonjour, avant sa maman, et elle lui fait un gros câlin ! « Je l’aime très fort, ma petite sœur, elle est vraiment mignonne ».

Sa jalousie se manifeste de temps en temps, comme cela, mais aussi dans sa façon de vouloir constamment attirer l’attention sur elle, de me tester, je crois. Je sais bien que derrière ces manifestations de jalousie, il y a un « maman, m’aimes-tu ? »

 

Organiser une journée exclusive avec chaque enfant

Dans ces moments-là, quand je sens qu’un doute s’est introduit dans son esprit sur l’amour que je lui porte, et que la jalousie ne fait que révéler, je décide d’organiser un temps exclusivement pour elle.

Pendant les dernières vacances de Noël, nous sommes restés à Paris, où nous vivons, elle pleurait très souvent sur les cadeaux que sa sœur avait reçus et pas elle. Mais aussi sur le fait que sa sœur, malade, dormait dans notre chambre, et pas elle. Ses cris, ses hurlements, ses crises de colère quotidiennes me la rendaient… exaspérante. Je m’énervais, je lui hurlais dessus autant qu’elle me répondait… jusqu’au jour où j’ai identifié cette jalousie. Alors j’ai expliqué à son frère et sa sœur que c’était notre journée à toutes les deux, qu’il y en aurait aussi une pour chacun. Ils ont paru très bien le comprendre. J’ai tout d’abord passé ma matinée à fabriquer des cartes de vœux, activité qu’elle adore, exclusivement avec elle. Puis, à l’heure où sa petite sœur faisait la sieste, je lui ai montré que je la traitais en grande fille en l’emmenant à la piscine avec moi… Il m’en a énormément coûté de me mouiller, au sens propre comme au figuré, car ce jour-là, je n’en avais AUCUNE envie, et il faisait –7° dehors, il y avait de la neige… Mais la crêpe au Nutella m’a autant réconfortée qu’elle en sortant, et j’ai pris autant de plaisir qu’elle à terminer notre petite escapade à deux au cinéma devant un bon dessin animé de Noël…

Après cette journée, qui nous a rapprochées, j’ai constaté une nette amélioration de ses rapports avec sa sœur, et… avec sa maman ! Je me suis aussi détendue vis-à-vis d’elle.

 

Dédramatiser la jalousie

Enfin, il arrive que la jalousie qui s’exprime soit grave, à mon sens. Quand je perçois que ce n’est pas l’objet du désir (la poupée), mais le désir de sa sœur lui-même qui est envié. J’y vois, chez Héloise, une forme de jalousie de ce qu’est Camille, de son être, et de son existence. Je réagis alors vite car je crois que ça révèle qu’Héloïse oublie de se regarder, de voir ce qu’elle a de bien et de beau en elle, et quels sont ses désirs propres. Alors j’essaie de les lui montrer. De valoriser ses qualités propres. De trouver l’occasion de lui dire à quel point je la trouve très vive, drôle, sensible et volontaire.

 

L’autre jour elle m’a fait un magnifique collier, avec des perles de toutes les couleurs. Elle y a passé un temps fou. Parfois je lui disais que le trou des perles était trop petit pour son fil, que ça ne servait à rien d’y perdre son temps. Mais elle s’acharnait. Alors je l’ai félicitée d’être si volontaire, je lui ai dit qu’avec une telle volonté, elle réussirait à faire ce qu’elle aime dans la vie. J’essaye aussi de valoriser sont statut d’ainée des filles. Autre astuce qui fonctionne et désamorce souvent les accès de jalousie : lui montrer ce qu’elle a de propre (sa vivacité, par exemple) en la faisant rire. Des guilis, un zeste d’humour, ou des paroles valorisantes : « tu as vu comme tu es agile à ski ? Déjà ton ourson ! Camille est trop petite pour l’avoir ! ». Tout l’art est alors de dédramatiser… la jalousie.

 

 

 

Rivalités entre frères et sœurs : comment les limiter

Classé dans : RIVALITES FRERES ET SOEURS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 13 h 54 min

Rivalités entre frères et sœurs : comment les limiter ?

Par Catherine Jousselme, Pédopsychiatre

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De cris en chamailleries, de bagarres en disputes, le quotidien d’une fratrie est rarement un long fleuve tranquille… Mais pas de quoi s’affoler ! Si les relations frères-sœurs peuvent être explosives, elles n’en sont pas moins tendres. Explications et conseils avec Catherine Jousselme, professeur de pédopsychiatrie à l’université de Paris-Sud.
Les jalousies et rivalités entre frères et sœurs sont-elles inévitables ?Oui, et elles sont saines ! Nous sommes dans une société qui essaie d’abolir toute forme de conflit, qui dit aux parents : « Si vous emmenez votre petit à l’échographie ou que vous lui demandez de choisir le prénom de votre deuxième enfant, tout se passera bien. » C’est faux. La rivalité dans la fratrie est normale et constructive : elle permet au petit de s’apercevoir qu’il n’est pas seul au monde. C’est le début de son intégration dans les réseaux sociaux qui deviendront son quotidien.

Comment les parents peuvent-ils préparer au mieux l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur ?Certes, on ne demande pas son avis ou son autorisation à un enfant, mais on peut l’associer à la grossesse. Toutefois, il faut respecter l’intimité du corps maternel : certains enfants peuvent être très angoissés face à une échographie, en imaginant un être vivant dans le ventre de leur mère… C’est pourquoi il faut savoir doser l’implication des enfants suivant leur caractère et leur sensibilité. Par contre, inciter le petit à mettre la main sur le ventre, parler du futur bébé, imaginer où il va dormir, où il sera gardé, tout cela peut se faire très naturellement.

Quand le bébé arrive, je pense qu’il faut également le présenter à son grand frère ou à sa grande sœur. Mais pas en 8e position, après le passage des grands-parents, des oncles, des tantes ou des cousins ! Après le papa, vient le tour de l’enfant : ce geste symbolique fort est une reconnaissance de sa place dans la famille.

Croyez-vous à un écart d’âge « idéal » entre deux enfants ?Non. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Si les âges sont proches, ils auront sans doute des conflits communs et une collusion d’intérêt. S’il y a une grande différence entre eux, les enjeux de rivalité ne seront simplement pas les mêmes. Le bon écart, c’est celui où les parents ont envie de faire un autre enfant ! `

 

Comment se comporter face aux bagarres et disputes entre frères et sœurs ?

Déjà, je conseille de ne pas s’affoler, de ne pas se dire : « C’est horrible, mes enfants ne vont plus jamais s’aimer. » Il arrive que les parents réagissent comme cela car cette situation les renvoie à leurs propres histoires, ce qui n’est jamais facile…

Ensuite, c’est une question de limites à poser : on ne s’insulte pas, on ne se tape pas dessus, on se règle pas un conflit à coups de poing. A mon avis, les parents doivent également abandonner l’idée d’impartialité : on ne peut pas donner exactement la même chose à chaque enfant. La différenciation, ne serait-ce qu’en fonction de l’âge, est une bonne chose. Sans doute le plus petit aura-t-il du mal à accepter qu’il doit aller se coucher plus tôt et qu’il ne peut pas participer aux mêmes activités que son grand frère. Mais cette frustration lui donnera envie de grandir. Et puis, aménager des temps seul avec chaque enfant permet d’individualiser les relations et d’apaiser les conflits.

 

Y a-t-il des erreurs à éviter en tant que parents ?

Je pense qu’il est malvenu d’essayer de formater sa famille suivant l’image qu’on s’en fait. Il faut laisser son enfant faire ses choix, tâtonner, sans l’inciter à suivre les traces de son aîné. Ceci est particulièrement vrai pour les activités extrascolaires. Si le petit dernier veut faire de la batterie, ne lui répondez pas : « Non, chez nous, on fait du piano. » Je sais qu’il est toujours pratique, économiquement parlant, que les équipements achetés pour le grand servent également pour le deuxième, mais faire en sorte que tout le monde ait la même personnalité n’est pas une bonne idée.

De la même manière, il est fréquent que le cadet hérite des vêtements de ses grands frères. Cela peut être très pesant pour lui, surtout que les plus grands ne se gênent souvent pas pour lui rappeler que le pyjama qu’il porte a eu une vie antérieure ! Je conseille donc aux parents d’acheter des choses (mêmes petites) spécifiquement pour le petit dernier.

 

Comment inciter ses enfants à être complices ?

On ne peut pas créer une complicité. Celle-ci dépend de l’ambiance dans la famille et des affinités dans la fratrie. La complicité est comme l’amour, elle ne se commande pas. Si, en général, on aime ses frères et sœurs, on n’est pas forcément proches d’eux. Par exemple, si l’un des enfants est en échec scolaire et l’autre brillant, il y aura une distance entre eux… Et ce n’est pas grave !

Par contre, quand une haine destructrice s’instaure entre enfants, que l’un des deux s’emploie à écraser ou humilier l’autre, il y a de quoi s’inquiéter. Cela est souvent lié à un événement dans la fratrie ou dans la famille, comme une maladie ou un accident. Si l’un des enfants a l’impression que l’autre prend toute la place, il peut très mal le vivre. Dans ces cas-là, il peut être utile de consulter pour dénouer la situation.

 

Propos recueillis par Natacha Czerwinski.

 

 

 

La place dans la fratrie a-t-elle une influence sur l’enfant ?

Classé dans : RIVALITES FRERES ET SOEURS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 13 h 52 min

La place dans la fratrie a-t-elle une influence sur l’enfant ?

Par Françoise Peille, Psychologue clinicienne

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Trouver sa place dans une fratrie n’est pas une mince affaire. Si le rang de naissance détermine les contours de cette place, il n’est pas le seul facteur. Mais chacun a une place unique dans la famille qui va ensuite influer sur toute sa destinée. En tant que parents, on se sent parfois impuissant face à tous ces mécanismes. Comment éviter les crises, les rivalités ou les jalousies entre frères et sœurs ? Explications avec Françoise Peille, psychologue clinicienne.

 

Comment le rang de naissance marque-t-il les enfants et influence-t-il leur caractère ?

Le rang de naissance est un élément de la construction de l’individu mais dépend de beaucoup d’autres facteurs. Cependant l’expérience et le vécu que nous avons eu dans notre propre fratrie va jouer dans notre existence et dans nos relations ultérieures en dehors de notre famille. Etre l’aîné, le second ou le dernier ne change parfois rien. Dans certaines familles, l’aîné est valorisé et dans d’autres pas du tout.

Quelles sont les spécificités les plus souvent rencontrées, liées à la place dans la fratrie ?Ça dépend si on est l’aîné de 2,3 ou 4. L’aînéest souvent chargé de s’occuper des plus jeunes dans une famille nombreuse et ça marque. Je me suis aperçu que les aînés qui ont le plus souffert sont les aînées filles car elles étaient plus sollicitées et moins valorisées. C’est différent pour les aînés garçons.Les cadets sont des personnes qui veulent à tout prix réussir car ils sont les seconds. Ils veulent dépasser leur aîné, sauf s’ils ont gardé le côté souffre-douleur.

Les derniers sont les plus gâtés parce qu’ils arrivent un peu tard. Mais il faut aussi savoir si ce dernier a été bienvenu ou bien si c’est un petit accident. Ils peuvent alors être mal-aimés, mais c’est plus rare.

Les rôles sont-ils prédestinés ?Plus ou moins prédestinés car notre vécu influe dans notre destinée. L’expérience montre que la position dépend essentiellement du sentiment que chacun a de la place occupée dans le cœur parental, du vécu à l’intérieur de notre fratrie et du regard des autres sur cette place. Tout dépend du vécu qu’on a dans sa petite enfance. Ça vous donne un rôle et ça influence notre destinée. Mais il y a des familles où les rôles sont inversés. Le 2ème peut être plus brillant et être considéré comme l’aîné dans la famille. 

La place de l’aîné est-elle plus difficile à tenir ?

Jadis l’aîné était privilégié à cause des traditions, du patrimoine etc. De nos jours cela a disparu, mais il en reste quelque chose dans l’inconscient collectif. L’aîné est celui qui nous fait parent. Souvent ses performances sont plus attendues de l’entourage et notamment des parents. C’est une place qui peut être valorisée mais plus difficile à tenir. C’est le seul à vivre un amour parental exclusif et ça renforce son narcissisme. Mais tout cela dépend aussi du nombre dans la fratrie : aîné de 2 est différent de 3 et à fortiori de 3 ou 4. C’est surtout à partir de 3 ou 4 que l’aîné est une référence pour les autres et que cela peut peser pour lui. Mais tous les aînés ne se ressemblent pas et encore une fois, le regard et la place que les parents lui donnent est essentielle et très différente d’une famille à l’autre.

 

Rivalités, jalousies, conflits entre frères et sœurs : comment réagir ?

Rivalité et jalousie entre frères et sœurs sont des sentiments normaux surtout au début de la vie puisque pour chacun de nous c’est la compétition pour l’amour parental. Aux parents à ne pas le souligner et le reconnaître comme un sentiment naturel qui nous permet de grandir et de se différencier. Les parents ne doivent pas en rajouter, en faisant des comparaisons. Et ces conflits ne présument pas de ce qui ira de la vie future. Ils peuvent être à couteaux tirés enfants et bien s’entendre à l’âge adulte.

 

Comment régler les conflits graves ?

Il faut consulter si l’enfant est en grande difficulté et ne s’épanouit pas, ou encore si les parents en souffrent. Une simple rencontre peut apaiser les choses. On n’aime jamais ses enfants de la même manière. Mais il faut montrer aux parents que ce n’est pas grave. Parfois, il suffit de laisser les enfants régler leurs affaires eux-mêmes. Rappelons que la jalousie, c’est absolument banal. Les parents ne doivent pas se sentir coupable.

 

Propos recueillis par Marie Blanchardon.

 

 
 

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