CHRISTELLE assistante maternelle A NAINTRE

MODE DE GARDE POUR ENFANTS

 

Qui peut donner les médicaments aux bébés accueillis ? 22 mars 2016

Classé dans : ARTICLE DE PRESSE,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS,maladies — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 14 h 42 min
Organisation et réglementations

Qui peut donner les médicaments aux bébés accueillis ?


La question de l’administration des médicaments sur le lieu d’accueil est assez délicate. Les pratiques et la loi ne semblent pas toujours en accord. Il faut dire que les textes sont flous ou jouent sur les mots entre « administrer les médicaments » et « aider à la prise des médicaments »  et peuvent permettre toutes sortes d’interprétation. On fait le point.


Assistantes maternelles : avec l’ordonnance et l’autorisation des parents
Une circulaire du 27 septembre 2011 de la direction de la sécurité sociale et de la direction générale de la santé a permis de préciser que, dans le cas d’un médicament prescrit, si le mode de prise ne présente pas de difficultés particulières ni de nécessité d’apprentissage, et lorsque le médecin n’a pas demandé l’intervention d’un auxiliaire médical, l’aide à la prise du médicament est considérée comme un acte de la vie courante. Cette circulaire cite nommément les assistants maternels. Elle permet d’assouplir une loi qui sinon, de facto, empêchait qu’un enfant diabétique ou en situation de handicap, sensible ou allergique soit accueilli chez un assistant maternel. Mais la même circulaire stipule que l’assistante maternelle doit être en possession d’une ordonnance datant de moins de 6 mois et avoir l’autorisation écrite des parents. Pour que ces règles soient bien connues des assistants maternels, le décret du 15 mars 2012* relatif au référentiel fixant les critères d’agrément des assistants maternels prévoit que soit prise en compte pour l’examen d’une demande d’agrément la « capacité du candidat à appliquer les règles relatives à l’administration des médicaments.» Les juristes eux considèrent, qu’en cas d’incident ou d’accident, la responsabilité de l’assistant maternel est engagée  même si les parents ont donné préalablement leur autorisation. (voir encadré) En fait, la plupart des organisations professionnelles d’assistantes maternelles conseillent à leurs adhérents d’être prudents et de s’en tenir à des médicaments courants. Mais soulignent aussi qu’une assistante maternelle qui refuserait d’administrer des médicaments serait dans son droit. En tout cas, en aucune façon un assistant maternel ne peut avoir l’initiative d’un traitement. En cas de forte fièvre ou autres symptômes préoccupants, il doit appeler les parents pour qu’ils viennent chercher leur enfant ou appeler les secours s’il y a une notion d’urgence.

Dans les établissements d’accueil du jeune enfant : souvent les auxiliaires de puériculture, malgré la loi
Dans les crèches, la question se pose de la même façon. La loi reste la loi. Selon le code de la santé, seules les infirmières-puéricultrices sont en principe habilitées à administrer des médicaments aux enfants. Mais la même circulaire de septembre 2011 (voir plus haut) s’applique. Et donc, les auxiliaires de puériculture comme les éducateurs de jeunes enfants peuvent  aider à la prise de médicament, quand celle-ci peut être assimilée à un acte de la vie courante. Et les juristes eux gardent leur position (voir encadré). « Concrètement, regrette Anne-Marie Besançon, directrice de l’Institut de Formation des Auxiliaires de Puériculture (IFAP) de Bullion, cela met les équipes en grandes difficultés. Une circulaire peut elle contredire une loi ? Selon les textes, les auxiliaires travaillent sous la responsabilité et en collaboration avec l’infirmière. Juridiquement l’infirmière peut donner des médicaments par délégation du médecin qui a prescrit le médicament et signé l’ordonnance. Mais elle ne peut déléguer une délégation !  C’est une question de responsabilité. Et même tous les juristes ne sont pas d’accord ».
C’est pourquoi dans la plupart des écoles, il est enseigné que ce n’est pas dans le rôle d’une auxiliaire de puériculture de donner des médicaments, qu’elle n’est pas formée pour cela. Et les professionnels comme les enseignants espèrent que le nouveau référentiel métiers en cours d’élaboration réglera la question une bonne fois pour toutes. Face à ce vide juridique, dans la plupart des établissements, les auxiliaires « n’aident pas à la prise des médicaments » mais préparent et donnent les médicaments ! Ce que d’ailleurs relevait  une étude menée en 2012 par le Comité d’entente des écoles préparant aux métiers de l’Enfance (Ceepame). « Généralement quand elles sortent de l’école elles refusent, déplore une responsable de crèche parisienne. Mais heureusement à Paris, la PMI est claire et leur dit explicitement qu’elles doivent le faire. Que c’est un acte de la vie courante qui fait partie de leur travail ».
« Néanmoins constate Anne-Marie Besançon, pour limiter les risques les directrices demandent toujours une ordonnance du médecin, la validation de celle-ci par une infirmière et demandent aux parents  que leur pédiatre limite les prescriptions avec prise de médicaments sur le lieu d’accueil » .
En fait chaque établissement, chaque PMI aménage la cohabitation entre la loi et la circulaire à sa façon. Et cela marche tant qu’il n’y pas d’accident !
Quand il y en a un, la jurisprudence est contradictoire ! « Cela concernait des aides soignantes, explique Anne- Marie Besançon, mais parfois il y a condamnation pour avoir donné un médicament, et une autre fois pour ne pas l’avoir donné… »

* bit.ly/1nQO1Va

Le point de vue de Pierre Brice Lebrun, professeur de droit *

« Arrêtons de faire croire aux assistantes maternelles, que si les parents sont d’accord, elles ne risquent rien en cas de problème. Elles peuvent le faire mais elles prennent le risque de le faire. Arrêtons aussi de faire croire aux auxiliaires de puériculture et aux éducateurs de jeunes enfants qu’ils sont couvets par une circulaire ou leur hiérarchie… C’est faux, tous ces professionnels engagent leur responsabilité personnelle et professionnelle, civile et pénale.
Le code de la santé est clair : si on n’est ni médecin, ni sage-femme, ni dentiste, ni infirmier, administrer des médicaments cela équivaut à un exercice illégal de la médecine. Et même si les PMI insistent, cela ne change rien à l’affaire. D’ailleurs, certaines assurances professionnelles ne prennent pas ce type de responsabilité en charge. Par ailleurs, aider à la prise de médicaments c’est aider quelqu’un d’autonome, ce que n’est pas un bébé ou jeune enfant ! (cf. CE du 4 mars 1999). »
http://blog.profdedroit.com/

 

 

La maladie pied-main-bouche chez Bébé 27 mai 2014

Classé dans : LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS,maladies — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 19 h 59 min

La maladie pied-main-bouche chez Bébé

Votre bébé a attrapé la fameuse maladie pied-main-bouche ? Préparez-vous à une invasion de petits boutons, mais rien de grave à l’horizon…
La maladie pied-main-bouche : la reconnaître et la soigner

Les symptômes de la maladie pied-main-bouche

Des petits boutons au niveau de la bouche, des mains et des pieds… les signes sont quelque peu suspects ! Le responsable de l’affection est un virus – un dénommé coxsackie – souvent plus actif en été et en automne. Une fois le virus bien installé dans l’organisme, la maladie pied-main-bouche met 2 à 10 jours pour se déclarer, touchant principalement les enfants de six mois à cinq ans. Si Bébé a aussi des petites vésicules dans la bouche (comme des petites cloques encerclées de rouge), sur les mains, la plante des pieds, une légère fièvre, un manque d’appétit, des maux de gorge et parfois des douleurs abdominales… ça se confirme : il présente bien les symptômes de la maladie pied-main-bouche. Mais n’allez pas croire qu’il a attrapé ces vilains boutons parce qu’il a mis ses pieds dans la bouche… Le virus se transmet par la salive, les sécrétions nasales et au contact des selles infectées. La transmission du virus s’effectue également par manipulation d’objets ou d’aliments souillés. Ainsi, certains lieux collectifs sont propices à la contamination : les crèches, les cantines ou les pataugeoires des piscines. D’ailleurs, les épidémies de maladie pied-main-bouche sont bien connues des crèches. Certaines collectivités ne refusent pas pour autant les petits malades, ça dépend du bon vouloir des responsables.

Comment soigner la maladie pied-main-bouche ?

Au moindre doute de maladie pied-main-bouche, n’attendez pas pour prendre rendez-vous chez votre pédiatre ou votre médecin généraliste. A vrai dire, il n’existe pas de traitement contre cette maladie, seulement des petits remèdes pour soulager les symptômes : du paracétamol contre la fièvre et éventuellement un peu de gel anesthésiant à appliquer sur les petits boutons à l’intérieur de la bouche. Une chose est sûre : pas question de les percer ! Des antiseptiques sous forme de pommade peuvent être prescrits pour désinfecter les lésions. La maladie pied-main-bouche reste bénigne et n’a pas l’habitude de mener la vie dure aux enfants. La plupart du temps, les boutons ne sont pas douloureux et ne démangent pas. Si bébé a de fortes douleurs au niveau de la gorge, il peut être très gêné pour boire, attention donc à ce qu’il ne se déshydrate pas. Une semaine, c’est à peu près ce qu’il faut compter pour voir les boutons de votre bout’chou s’estomper. Mais attention, le virus a tendance à faire de la résistance : Bébé sera contagieux une dizaine de jours.

Maladie pied-main-bouche : les précautions à prendre

Si Bébé est atteint de la maladie pied-main-bouche, mieux vaut éviter les plats trop chauds, trop épicés ou encore les boissons acides comme le jus d’orange. Préférez les recettes « lactées », compotes et autres aliments faciles à manger. Pour en finir avec la maladie pied-main-bouche, pensez bien sûr à toujours vous laver les mains avant de préparer les repas, mais aussi après avoir mouché Bébé, lui avoir changé la couche ou après être allé aux toilettes. Et faites preuve de patience ! Les choses rentreront dans l’ordre toutes seules, tout simplement…

 

La maladie pied-main-bouche, je n’en avais jamais entendu parler… « J’ai d’abord remarqué des petits boutons sur le corps de Léo, plus localisés au niveau des mains et des pieds. Il en avait beaucoup aussi entre ses petits doigts. On a d’abord pensé qu’il était irrité par quelque chose, puis qu’il avait la roséole. Mais, très vite, on a écarté l’hypothèse car son grand frère l’avait eue et ce n’était pas du tout les mêmes boutons. Le pédiatre n’a pas vu tout de suite de quoi il s’agissait. C’est à la crèche qu’on nous a mis la puce à l’oreille en évoquant la maladie pied-main-bouche, confirmée ensuite lors d’une seconde visite chez le pédiatre. C’était la première fois d’ailleurs que j’entendais parler de ce syndrome. Léo est resté deux jours à la maison, puis il est retourné à la crèche. Les petits boutons, eux, ont disparu tout seuls, sans traitement. Et finalement, même si Léo se plaignait un peu de ses boutons dans la bouche, la maladie est loin d’avoir été une expérience traumatisante pour lui… » Christelle B, maman de Léo (22 mois)

 

Article publié le 19 novembre 2008
Article mis à jour le 3 décembre 2013
 

 
 

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