CHRISTELLE assistante maternelle A NAINTRE

MODE DE GARDE POUR ENFANTS

 

Les 5 ingrédients-clés de la pédagogie positive 15 septembre 2017

Classé dans : ARTICLE DE PRESSE,ENFANCE,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 18 h 01 min

Les 5 ingrédients-clés de la pédagogie positive

Bienvenue dans l’univers merveilleux de la pédagogie positive, l’éducation dernier cri fondée sur la base des travaux en psychologie positive et en neurosciences affectives et sociales. Exit la pédagogie des fesses rouges de nos ancêtres qui considérait l’enfant comme un petit tyran qu’il fallait (re)dresser. Les dernières découvertes sur le cerveau ont provoqué un virage à 180° : le jeune enfant est désormais perçu comme un petit être en développement, dont le cerveau est particulièrement vulnérable. La pédagogie positive propose donc une discipline plus respectueuse de son fonctionnement et de ses besoins.
éducation positive
1. Il tape ? Il crie ? Recherchez lequel de ses besoins est insatisfait
Derrière chaque réaction inappropriée se cache un besoin insatisfait. Tous les êtres humains, petits et grands, ont des besoins fondamentaux : des besoins physiologiques – manger, boire, respirer, dormir, avoir ni trop chaud, ni trop froid – et des besoins psychologiques – besoin qu’on lui accorde de l’attention, besoin d’affection, besoin d’être valorisé, considéré, etc.
Quand l’un de nos besoins est inassouvi, nous sommes malgré nous plongés dans un état de frustration duquel peut naître une réaction agressive à l’égard d’autrui (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les couples ont cette fâcheuse tendance à se disputer le ventre vide plutôt que le ventre plein !).
Identifier le(s) besoin(s) insatisfait(s) de l’enfant permet de proposer une réponse plus adaptée et de limiter la réapparition de comportements indésirables comme les colères, les pleurs, les manifestations d’agressivité verbales ou physiques. C’est un peu comme si, face à une casserole de lait bouillant, on pensait à baisser l’intensité du gaz plutôt qu’à mettre un couvercle ! Dans un lieu d’accueil collectif, ce sont souvent les besoins d’attention individuelle, d’affection et de repos qui sont insatisfaits. Pourquoi Nathan est-il si « difficile » aujourd’hui ? A-t-il assez dormi ? Assez mangé ? S’est-il assez dépensé ? A-t-il eu assez de contacts physiques, de câlins et d’interactions avec l’adulte ? A-t-il été trop stimulé ? L’ai-je assez écouté ? Lui ai-je assez accordé d’attention ?

2. La moutarde vous monte au nez ? Détendez-vous avant de réagir
Tout adulte qui perd la maîtrise d’une situation risque de perdre son sang-froid (face à un enfant qui échappe à son « contrôle », par exemple). Dès lors, il risque de réagir sous le coup des émotions, surinvestissant son cerveau émotionnel au détriment de son cerveau frontal, siège du raisonnement, de la planification, de l’empathie. Le risque de dérapage est imminent.
Mieux vaut prendre de la distance et pratiquer la respiration abdominale. Au lieu de réagir à chaud, faites quelques pas en arrière. Cette prise de distance physique permettra une prise de distance psychique bénéfique. Puis, adonnez-vous à quelques respirations abdominales pour vous bien oxygéner : inspirez par le nez en gonflant le ventre en compte jusqu’à 4 puis expirez lentement en rentrant le ventre en comptant jusqu’à 8… Après quoi, une fois détendu, n’hésitez pas à retourner voir l’enfant à tête reposée pour échanger sur ce qu’il vient de se passer entre vous.

3. Agissez en modèle
Les enfants vous observent. En tant que professionnels de la petite enfance, vous êtes de véritables modèles pour les enfants que vous accueillez 8 à 10 heures par jour. Tout au long de la journée, sans que vous en ayez conscience, ils observent votre manière de réagir aux situations inhabituelles, de gérer vos émotions, de rire avec votre collègue, d’accueillir les émotions des autres enfants, d’échanger avec un parent, d’exprimer votre tristesse.
Puis, ils finissent par reproduire les comportements des adultes qu’ils ont préalablement observés et enregistrés. Vous retrouvez alors chez ces enfants certaines de vos mimiques et de vos attitudes, pas toujours les meilleures d’ailleurs, ce qui peut être très troublant ! Les enfants vous renvoient votre propre réalité en miroir, le bon comme le moins bon, sans aucun filtre. On dit que leur apprentissage se fait par imitation.
Ainsi, montrez-leur l’exemple. Veillez à réguler votre comportement en leur présence, à ne pas céder à la colère ou à l’agressivité. En un mot, faites tout ce que vous voudriez que les enfants fassent !

4. Aidez-le à se décharger de ses émotions fortes
Toute émotion se décompose en trois phases :
1ère étape : la charge. C’est le moment où notre organisme réagit à un signal (ce peut être un souvenir, un comportement, une parole, une pensée – par exemple, Benjamin qui vient d’apercevoir sa maman à la porte d’entrée ou Natacha qui vient de se faire mordre par Paolo)
2ème étape : la tension. C’est lorsque l’émotion commence à « monter » à l’intérieur de notre corps, à la suite de ce signal : notre rythme cardiaque s’accélère, notre gorge devient sèche, notre respiration s’intensifie…
3ème étape : la décharge. C’est lorsque la tension accumulée finit par « éclater » pour s’échapper de notre corps : l’enfant peut pleurer, crier, se rouler par terre, trembler, mais aussi rire, courir, sauter. Seule cette étape permet à l’enfant de se décharger de son émotion. Il est donc important de ne pas l’empêcher de la vivre !
Nous devons encourager l’enfant à se décharger de sa tension. Si l’enfant pleure suite à une séparation, lui dire « chut, ne pleure pas, ça va aller » reviendrait à lui dire « garde ta tristesse et ta tension à l’intérieur de ton corps ». Le consoler ne fait que bloquer son processus naturel de décharge et augmenter la probabilité qu’il manifeste de nouveau une émotion forte d’ici quelques minutes. Au contraire, idéalement, encouragez-le à pleurer jusqu’à ce que toute sa tension soit évacuée, « pleure, ça te fait du bien », en le gardant contre vous (un enfant a besoin de la présence rassurante de l’adulte quand il vit une telle tempête émotionnelle). Cette phase de décharge passée, l’enfant sera réellement plus détendu.
Lui apprendre à décharger autrement sa colère. Vous pouvez apprendre aux plus grands à se « vider » de leur colère autrement qu’en tapant sur la tête des autres enfants ! Proposez-leur par exemple de gribouiller sur une feuille de papier, de trépigner vivement, de froisser ou de déchirer les pages d’un magazine ou encore de tambouriner sur un coussin.

5. Prenez soin de vous
Prendre soin de vous pour mieux prendre soin d’eux. Je ne vous le dirais jamais assez : vous exercez un métier éprouvant qui demande une réelle endurance psychologique et physique. C’est pourquoi nous devons prendre soin des personnes qui prennent soin des enfants. En attendant que votre employeur puisse vous offrir les services d’un masseur à la pause-déjeuner, c’est à vous de prendre soin de vous et d’être à l’écoute de vos besoins.
Lorsque vos propres besoins sont satisfaits, il vous est davantage possible d’être à l’écoute des besoins des enfants. Si vous êtes vous-même fatigué, stressé, en manque de reconnaissance et de valorisation, il vous sera difficile de parvenir à écouter les besoins de ces petits êtres qui vous sollicitent tant. Pour autant, attention de ne pas tomber dans la position extrême qui consisterait à rester centré uniquement sur soi. Car contrairement aux informaticiens, vous travaillez avec des humains, il ne vous est donc pas possible d’ignorer très longtemps ce qui vous entoure ! 

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/les-5-ingredients-cles-de-la-pedagogie-positive
 

 

UNE MOTRICITE LIBRE

Classé dans : ARTICLE DE PRESSE,ENFANCE,la psychomotricité,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 17 h 58 min

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Les chemins de l’empathie « STOP AUX MOTS BLESSANTS EN FAMILLE » !

Classé dans : ARTICLE DE PRESSE,ENFANCE,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS,video - reportage TV — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 17 h 20 min

Résultat de recherche d'images pour "chemin de l'empathie"Familles Les chemins de l’empathie                        

   Enfin, un grand média, ose écrire :

« STOP AUX MOTS BLESSANTS EN FAMILLE » !

 

Ci-dessous : des vidéos à visionner. A votre tour OSEZ les VOIR, OSEZ en PARLER AUTOUR DE VOUS !

 

Article de La croix

http://www.la-croix.com/Famille/Education/Stop-mots-blessants-famille-2017-09-12-1200876267?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20170912&utm_campaign=newsletter__crx_parents&utm_term=798899&PMID=376ed5807d5b7d2a5a1196d4a9121b28

 

Quelques vidéos pour vous convaincre qu’il faut que les familles soient sensibilisées au problème.

Vous pouvez en voir d’autres sur YouTube. (Les mots qui font mal)

https://www.youtube.com/watch?v=lRCKnN3DReU

https://www.youtube.com/watch?v=wokOgLqdtf4

https://www.youtube.com/watch?v=KGs-Jo23ufk

https://www.youtube.com/watch?v=H7En8Y-Xb50

https://www.youtube.com/watch?v=vpbe_Aoihjk

https://www.youtube.com/watch?v=Vlkjp7uMmvI

https://www.youtube.com/watch?v=mUpgyf_E24o

https://www.youtube.com/watch?v=shih_PEZgXg

Pour enrichir son vocabulaire : l’université familiale propose aux familles : les chemins de l’empathie.

Maxime JOUET, 19 ans, membre de l’université familiale s’est emparé du problème dans les établissements scolaires en réalisant une vidéo sur le harcèlement des jeunes.

Sa vidéo sera prête en fin d’année 2017. Nous l’attendons avec impatience

S’il vous plaît, prenez connaissance de ces vidéos.

Bien à vous.

Guy PAILLIER

Président de l’Université Familiale et Président de l’UDAF 86.

12 septembre 2017

108,avenue Louis Ripault – 86100 CHÂTELLERAULT  Tel : 06 11 83 89 54 – Mail : universite.familiale@gmail.com

 

 

7 précautions pour protéger les enfants pendant la canicule 20 juin 2017

Classé dans : ENFANCE,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 7 h 57 min
DOSSIERS SANTÉ/PRÉVENTION

7 précautions pour protéger les enfants pendant la canicule

Quand le mercure affiche 37°C voire plus, la chaleur devient rapidement pénible, voire même dangereuse, pour les nourrissons et les jeunes enfants. Le coup de chaleur et la déshydratation qui les guettent peuvent avoir de redoutables conséquences. Mais quelques précautions faciles à adopter permettent aux assistantes maternelles et aux personnels de crèche de passer le cap. Le point avec Karine Valmelette, infirmière-puéricultrice directrice de la Maison de la petite enfance à Carqueiranne (Var).
iStock

bébé hamac

1.    Renseignez-vous sur les conditions climatiques
La canicule n’arrive pas sans prévenir, heureusement. Depuis 2004, un Plan National Canicule permet d’anticiper les hausses de mercure avec notamment une meilleure information du public. Sur le site de Météo France, vous trouverez quatre niveaux d’alerte : vert, jaune, orange et rouge. Vert tout va bien ; jaune, ça chauffe mais dans des limites raisonnables ; orange, attention, ça devient préoccupant pour les personnes vulnérables, notamment les bébés et les jeunes enfants ; rouge, on ne vous fait pas de dessin… Vous pouvez trouver aussi des informations complémentaires sur le site du Ministère de la Santé ou de l’Agence Régionale de Santé (ARS) dont votre département dépend. Suivre la courbe des alertes permet d’anticiper quelques jours avant l’alerte jaune afin de mieux contrôler la température ambiante de votre intérieur (lire ci-après) et d’organiser votre semaine d’activités avec les enfants de manière judicieuse. Panne d’internet ? Appelez la mairie qui pourra vous renseigner sur le niveau d’alerte. Par ailleurs, sachez que certaines PMI fournissent des informations spécifiques pour la petite enfance.

2.    Rafraîchissez votre intérieur
Aérez plutôt votre maison très tôt le matin et tard le soir, aux heures les plus fraîches. Dès que la température extérieure avoisine celle de l’intérieur, fermez les volets et les fenêtres pour empêcher la chaleur d’entrer. Créez des courants d’air si une petite brise est perceptible. « Vous pouvez aussi suspendre à vos fenêtres un drap mouillé qui rafraîchira l’atmosphère ou installer une couverture de survie », explique Karine Valmelette. Le ventilateur peut être d’une aide appréciable, à condition qu’il ne soit pas posé trop près des enfants ni orienté dans leur direction, car les pales ventilent aussi de la poussière. « Attention à l’effet de leurre, alerte Karine Valmelette. Le ventilateur rafraîchit mais n’hydrate pas. On peut penser que l’enfant n’est pas en manque d’eau parce qu’il y a un effet fraîcheur grâce au ventilateur alors qu’il est en train de se déshydrater. » Quant à la climatisation, si vous en disposez, la différence de température entre l’extérieur et l’intérieur ne doit pas excéder de six à huit degrés (de même dans la voiture !), au risque de provoquer un choc thermique chez les enfants. Enfin, pensez aussi qu’au niveau du sol il fait plus frais qu’à 1,50m ! « Mesurez la température à dix centimètres du sol pour bien estimer le niveau de chaleur auquel sont exposés les enfants et ne pas leur proposer un rafraîchissement plus important que nécessaire », conseille notre experte. Habillez-les léger, un body (pensez à demander du change en suffisance aux parents) suffit souvent, même pendant la sieste (surtout pas de drap humide sur l’enfant pendant son sommeil, utilisez plutôt un brumisateur pour le rafraîchir régulièrement s’il semble avoir chaud pendant son sommeil).

3.    Observez l’état des couches
Un enfant qui se déshydrate mouille moins ses couches et son urine est plus concentrée, donc plus colorée. « Il faut être très fin dans son observation : au palpé, on peut sentir si le contenu de la couche est suffisant ou pas, souligne notre experte. L’urine doit être assez abondante, assez fréquente et de couleur claire. »

4.    Proposez à boire le plus souvent possible
Au biberon, au verre, à la tasse, à la cuillère… peu importe les moyens, seul compte le résultat. Quand la température monte, les réserves hydriques corporelles des tout-petits s’assèchent bien plus vite que celles des adultes. Il faut donc les renouveler aussi souvent que possible en leur proposant de l’eau plusieurs fois par heure. « Les enfants étant très friands de modèles, il ne faut pas hésiter à boire vous-même en même temps qu’eux, ils auront spontanément envie de vous imiter », conseille Karine Valmelette. La déshydratation s’accompagne de symptômes comportementaux à surveiller : « Tout état d’abattement inhabituel, tout changement dans le comportement de l’enfant doit interpeller le professionnel sans attendre le symptôme d’urgence du pli de la peau qui reste surélevée en monticule après pincement entre deux doigts », rappelle Karine Valmelette. Avant que l’enfant ne montre des signes de déshydratation, il faut lui donner à boire, l’installer au frais, lui donner un bain pour le rafraîchir. « Mais attention, un bain, comme une brumisation avec un spray ou un vaporisateur ne remplace pas le verre d’eau ! La brumisation rafraîchit, apaise, mais n’hydrate pas ! Un enfant en risque de déshydratation a avant tout besoin de boire », rappelle notre intervenante.

5.    Organisez des jeux d’eau
Un bain à la température du corps, pourquoi pas ? Ce sont des moments de jeu dont tous les enfants sont friands et qui peuvent facilement être organisés à l’intérieur. Ces jeux d’eau peuvent être proposés plusieurs fois dans la journée, sans restriction mais cela demande de l’organisation, surtout si vous gardez des enfants d’âges différents. « Il ne faut jamais laisser un jeune enfant seul dans l’eau, même une minute pour aller lever le bébé qui pleure ou pour changer une couche car un enfant peut se noyer dans 20 centimètres d’eau », rappelle notre experte. Vous pouvez aussi, si vous avez un jardin, installer un tuyau percé de tout petits trous : cela amuse beaucoup les enfants qui courent autour et contribuera à les rafraîchir.

6.    Protégez corps et yeux
En règle générale, par temps de canicule, mieux vaut éviter les sorties et laisser les enfants au frais. Mais, si vous avez un jardin, ou pensez que la température extérieure, bien qu’élevée, permet une petite détente au square proche de chez vous, pensez à protéger les enfants des UV et de la réverbération. Des lunettes sont indispensables car la visière de la casquette n’est pas une protection suffisante en cas de forte réverbération. Demandez aux parents de vous en fournir, ainsi qu’une crème solaire de leur choix, adaptée à l’âge de leur enfantet n’exposez pas leur peau au soleil, il faut garder un vêtement. Pensez à emporter un brumisateur. Et bien entendu, proposez-leur à boire aussi souvent qu’à la maison si ce n’est plus. Attention aux parasols : toutes les toiles ne sont pas anti-UV. Leur protection est donc très relative et ne doit pas dispenser du port de lunettes et de crème solaire. Pour protéger l’enfant, ne posez jamais un lange sur la capote pour occulter l’ouverture de la poussette. Cette protection est non seulement inefficace car les UV traversent les mailles du lange, mais cela a pour effet d’empêcher le passage de l’air et la température, sous la capote, atteint vite des niveaux insupportables pour l’enfant. Cette pratique, courante hélas, est dangereuse. Equipez-vous plutôt d’une ombrelle orientable pour poussette, à tissu anti-UV. En règle générale les sorties si elles se font doivent se faire tôt le matin ou en toute fin de journée.

7.    Limitez les sorties en voiture au minimum
A moins de pouvoir garer votre voiture à l’ombre, de pouvoir la faire démarrer par un tiers pendant dix minutes avec la climatisation pour rafraîchir l’habitacle avant d’y installer les enfants, votre voiture sera inutilisable par temps de canicule. Tant pis pour les activités au RAM ou à la bibliothèque. Restez plutôt chez vous avec les enfants, leurs parents ne vous en tiendront pas rigueur !

Ce que dit le Plan National Canicule 2017 pour les EAJE

« Dans les établissements d’accueil, avant l’été, il convient, d’une  part, que le service départemental de Protection Maternelle et Infantile (PMI) vérifie si un aménagement spécifique d’une  pièce plus fraîche est envisageable et si les dispositifs et les matériels (stores, volets, systèmes de  rafraîchissement, réfrigérateur, congélateur…) fonctionnent et d’autre part, que les  professionnels soient sensibilisés aux mesures de prévention et à la détection des signes cliniques d’alerte d’une exposition à la chaleur. »

Article rédigé par : Mireille Legait

 

 

 

Une question de confiance. Par Françoise Näser 24 janvier 2017

Classé dans : ENFANCE,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 8 h 08 min

Une question de confiance. Par Françoise Näser

Assistante maternelle, auteure

Une question de confiance. Par Françoise Näser dans ENFANCE
« Il faut bien faire confiance » se dit Maman en sortant de chez sa toute nouvelle assistante maternelle, un gros nœud dans la gorge, une irrépressible envie de pleurer. Jamais, jamais elle n’aurait pu soupçonner qu’il serait si difficile de confier son enfant, si difficile de choisir la bonne personne, celle qui allait prendre soin de son bébé sans chercher non plus à lui voler sa place dans son cœur. Comment savoir, une fois la porte fermée, une fois le dernier sourire, le dernier au revoir de la main, comment savoir ce qu’il se passe vraiment ? Quelle angoisse, tout de même, de confier son bébé à une inconnue ! Même si elle fait plutôt bonne impression, même si sa famille est sympathique, même si son intérieur est accueillant. Son bébé à elle, cette extension de son propre corps, sa petite « Crevette d’amour » est restée derrière elle, c’est un fait. Culpabilité ? Un peu quand même. Même si Maman est ravie de retrouver son travail, même si, pour être tout à fait honnête, ses collègues lui ont bien manqué, qu’y a-t-il de naturel à voir son bébé dans les bras d’une autre femme ? Pourtant, tout se passe bien : l’adaptation, cette période où chacun prend ses marques à son rythme, où on se découvre les uns les autres, ses habitudes, ses petites manies, l’adaptation est en bonne voie. Bébé reste maintenant de longues heures chez sa nounou sans soucis : lorsque Maman arrive le matin, son assistante maternelle prend le temps nécessaire pour la rassurer, et, le soir, lorsque Maman repart, elle écoute en buvant du petit lait le compte rendu de ces quelques heures, émaillé d’une petite anecdote « aujourd’hui, il a attrapé un hochet sur son tapis de jeu» ou bien « il a bu son biberon plus rapidement qu’hier et n’a pas eu de régurgitation cette fois-ci».

« Il faut bien faire confiance » se dit Bébé, dans les bras de sa nounou. Comment faire autrement ? Du haut de ses 3 mois, il n’a pas vraiment d’autres choix ! Ses parents ont décidé de le confier à cette femme tandis qu’ils partent travailler : il compte donc maintenant sur celle qui n’est pas sa maman, pour le nourrir, le maintenir au propre, le faire dormir. Mais aussi le faire rire, le consoler, l’écouter et bien d’autres choses encore. C’est vrai que dans ses bras, il se sent plutôt bien, et que même si ce n’est pas l’odeur bien connue de sa maman, cette étrangère sent plutôt bon. Il a vraiment envie de lui faire confiance, de s’abandonner en toute sérénité dans ces bras qui bercent tout en douceur, en l’écoutant fredonner des comptines. Chante-t-elle pour lui tout seul ? Car il y a d’autres enfants, il les a vus ! Et surtout entendus. Ils sont assez chamailleurs, et passent de temps en temps dans son champ de vision : ils sont bien plus grands et ont l’air de faire des choses passionnantes. L’un a un objet rouge dans la main et le lui agite devant le nez en demandant « Nounou, tu crois qu’il veut jouer avec la voiture ? » Bien sûr qu’il voudrait pouvoir attraper ce bel objet, même s’il ne sait vraiment pas ce que c’est. Un autre s’approche et réclame lui aussi un biberon de lait. Il semblerait que d’autres personnes partagent son régime alimentaire, quelle surprise ! Dès qu’il aura fini sa sieste, il tentera d’en apprendre plus, parce que pour le moment, ses yeux se font lourds et il espère regagner au plus vite son joli lit à barreaux et son doudou. Un dernier câlin, une dernière caresse rassurante et le voilà installé confortablement dans la pénombre.

« Il faut bien faire confiance » se dit l’assistante maternelle face à cette nouvelle famille. C’est qu’elle en a vu de toutes les couleurs dans sa carrière ! Elle pourrait en raconter des anecdotes tristes ou risibles, inquiétantes ou amusantes ; des expériences elle en a faites, parfois de très mauvaises et parfois de très bonnes. Chaque nouvel accueil apporte son lot de surprises et de la même façon qu’aucun enfant n’est semblable, aucun accueil ne se déroule de la même manière. Chaque famille a ses horaires, ses habitudes, ses souhaits en matière d’éducation : il faut savoir s’adapter tout en gardant le cap. Comment vont se comporter ces employeurs-là ? Vont-ils respecter les horaires et toutes les autres clauses du contrat établi ? Va-t-elle être rémunérée en temps et en heure ou bien devra-t-elle réclamer tous les mois son salaire ? Va-t-elle devoir batailler pour ses congés ? Elle a déjà connu tout ça, et plus d’une fois ! Comment vont se comporter ces jeunes parents avec elle ? Sera-t-elle pour eux une personne-ressource ou bien uniquement leur salariée ? S’établira-t-il au fil du temps une relation amicale ou strictement professionnelle ? L’adaptation du bébé se passe très bien : il semble s’acclimater rapidement et sa maman, bien que visiblement stressée, paraît plus sereine de jour en jour. Les deux femmes commencent à s’émerveiller ensemble des petits progrès accomplis quotidiennement par le bébé. « Ce n’est pas facile pour les parents de confier leurs enfants. Pour avoir le cœur en paix, il faut qu’ils fassent confiance à la nounou, et nous aussi. Quand les grandes personnes se font confiance, qu’elles se parlent bien, les enfants se sentent en sécurité, ils sont tranquilles. » (1) La confiance est au cœur de cette relation : les graines en ont été semées, elles restent à cultiver et à croître au fil du temps.

(1) Docteur Catherine Dolto « Les nounous »

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/vie-professionnelle/paroles-de-pro/chroniques/les-chroniques-de-francoise-naser/une-question-de-confiance-par-francoise-naser

 

 

Il est en perpétuelle opposition 23 décembre 2016

Classé dans : ARTICLE DE PRESSE,ENFANCE,LES CAPRICES ET LES COLERES,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 9 h 07 min
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Il n’est pas rare que l’enfant traverse une phase dite « d’opposition » au cours de son développement. En réalité, sa volonté n’est pas de s’opposer à proprement parler, mais de se différencier de l’adulte. Ses attitudes, maladroites, sont souvent mal interprétées. Comment détourner le rapport de force et soutenir l’enfant dans sa nouvelle autonomie ?
Pourquoi un enfant s’oppose-t-il à l’adulte ?
Il grandit. Aux alentours de ses deux ans, l’enfant jouit d’une nouvelle autonomie grâce à son accès inédit au langage et au boom de ses capacités psychologiques et motrices. Il s’affirme : Il est un petit garçon ou une petite fille à part entière qui a ses propres envies. Il a besoin de choisir et de faire « tout  seul ». Une phase d’affirmation de soi qui peut durer de quelques jours à quelques mois, selon l’attitude des adultes. Nous pourrions d’ailleurs l’assimiler à une forme de mini-adolescence. Cette nouvelle autonomie tend à surprendre les adultes, parents comme professionnels, voire à les contrarier, les vexer, les offenser. Cet enfant qui, jusqu’à aujourd’hui, les écoutait et respectait (plus ou moins) leurs consignes à la lettre commence à leur dire non, à s’affirmer et à profiter de son nouveau libre-arbitre. Un comportement qui en déconcerte plus d’un : « Ce n’est quand même pas un enfant de 2 ans qui va faire la loi et tenir tête à un adulte de 40 ans ! » marmonnent moult professionnels. Dès lors s’instaure un rapport de force dans lequel nombre d’entre vous tiennent, coûte que coûte, à avoir le dernier mot.

Il ne s’oppose pas, il se différencie. Naturellement, l’enfant à cet âge cherche à se différencier de l’adulte (et non pas à s’y opposer comme on pourrait le croire). Et contrairement aux apparences, ce n’est pas l’enfant qui impulse véritablement ce rapport de force mais plutôt l’adulte. Avant l’âge de 4 ans, rappelons que le tout-petit n’est pas encore décentré, c’est-à-dire qu’il n’est pas encore en mesure de comprendre que l’autre a un point de vue, des croyances, des besoins différents des siens. En un mot, il est encore littéralement égocentrique. Ainsi, ce que vous prenez à tort pour de la provocation, de la mauvaise volonté ou de l’insolence n’est autre que la manifestation d’un besoin non assouvi à un temps T. Notre adulto-morphisme, à savoir notre tendance à interpréter les comportements des jeunes enfants sur la base de nos propres comportements d’adultes, vous joue des tours et vous met une véritable pression sur les épaules. Trop souvent, nous oublions que le tout-petit a un cerveau tout à fait immature et que ses capacités intellectuelles ne sont pas comparables avec celles des adultes ! Rappelons que le rapport adulte-enfant n’est pas un rapport égal et horizontal, mais un rapport du plus fort au plus faible.

Rien à voir avec un caprice. Il se peut que l’enfant se mette en colère, crie, pleure, se roule par terre, parce que vous lui refusez quelque chose. De votre point de vue d’adulte, cette réaction est excessive, exagérée. Pas de doute, pour vous c’est un caprice ! Le point de vue de l’enfant est tout à fait différent. Ce qui est, pour vous, anecdotique est, pour lui, un réel drame. A cet âge, un tout-petit n’est pas en capacité de relativiser. A ce moment précis, il traverse alors une véritable tempête émotionnelle. Quand l’un des besoins fondamentaux d’un enfant est non assouvi (besoin d’attention, de sécurité, de calme), son cerveau émotionnel et archaïque est suractivé, tandis que son cerveau frontal, celui qui lui permet de raisonner, de comprendre la situation, est sous-activé. De ce fait, il perd le contrôle de ses émotions et a besoin de l’adulte pour se rassurer, se sécuriser. Notons au passage que le cerveau émotionnel et archaïque de l’enfant domine jusqu’à l’âge de 3/4 ans.

Plus il est fatigué, plus il s’oppose. Il arrive que l’enfant « contredise » davantage l’adulte en fin d’après-midi lorsqu’il est stressé, épuisé par une journée de crèche longue et stimulante. Il a de plus en plus de difficulté à tolérer la frustration. Son stress s’accumule, ses ressources s’amenuisent. Si bien qu’à un moment, il explose : il se met en colère pour une raison qui va vous paraître insignifiante (vous lui rappelez par exemple qu’il n’a pas le droit de monter sur ce meuble), un peu comme si la goutte d’eau venait de faire déborder le vase. Ce comportement lui permet tout simplement de se décharger de toutes ses tensions accumulées tout au long de sa journée.

Il réagit à votre attitude autoritaire. L’enfant arrive à un stade de développement où il a besoin d’avoir une certaine marge de manœuvre pour bien s’épanouir. Ainsi, lorsque l’adulte est trop dans le contrôle et émet à son égard des consignes toujours très autoritaires et verticales, l’enfant peut se sentir oppressé, tendu, ce qui va augmenter son niveau de stress et baisser son seuil de tolérance à la frustration. Dès lors, il risque de dérocher et d’entrer dans un phénomène d’opposition.

Comment réagir ?

Restez calme et posé. 
Rappelez-vous que le rapport de force est souvent institué par l’adulte qui perd patience face à la réaction déconcertante de l’enfant. Lorsque la moutarde vous monte au nez, tentez de respirer profondément pour retrouver votre calme et vous reconnecter à votre raisonnement. Rappelez-vous qu’il ne fait pas exprès ! Si cela ne fonctionne pas, passez le relais à votre collègue. Votre frustration tend à vous rendre agressif ce qui va, immanquablement cultiver la frustration de votre petit interlocuteur. Vous voilà alors tous deux plongés dans un cercle vicieux ! En maîtrisant vos propres émotions et en recevant avec bienveillance celles de l’enfant, vous lui apprenez, petit à petit, à mieux contrôler ses émotions.

Gardez en tête que toute manifestation d’opposition de sa part, toute colère, exprime chez lui un besoin insatisfait. 
Peut-être l’enfant réagit-il à votre attitude, une peur, un manque d’attention, une fatigue croissante. Ainsi, cherchez à anticiper et à agir sur les causes de sa réaction plutôt que sur ses conséquences. En clair, tentez d’identifier lequel de ses besoins est ici insatisfait.
Proposez-lui régulièrement des câlins ou des temps de jeu individuel ! Le contact bienveillant avec l’adulte permet de libérer en lui de l’ocytocine, une hormone de l’attachement qui a le mérite de diminuer son état de stress et d’augmenter sa sensation de bien-être. Un enfant ressourcé sera plus enclin à vous écouter qu’un enfant tendu et stressé !

Laissez-lui une marge de manœuvre, aussi petite soit-elle, lorsque vous attendez quelque chose de lui. 
Votre objectif ? Eviter le rapport de force. Vous pouvez par exemple transformer votre consigne (« va te coucher ! ») sous forme de question : « nous venons de déjeuner. D’après toi, qu’est-ce qu’il se passe maintenant : c’est le moment d’aller jouer dans l’atrium ou d’aller faire la sieste ? ». Pourquoi ne pas également lui laisser une petite liberté de choix : « tu préfères aller te coucher avec ton doudou, avec la photo de tes parents ou les deux en même temps ? ». Il ne s’agit pas de « céder » (car coûte que coûte il ira se coucher), mais de parvenir à votre objectif de manière alternative.

Confiez-lui une mission. 
Si vous sentez que l’enfant est sur le point de ne pas vous écouter ou de faire l’inverse de ce que vous lui demandez, confiez-lui une mission à sa portée. Par exemple : « Est-ce que tu pourrais apporter à Nathan et Louise leurs doudous sur leur lit ? Ils les ont oubliés ! ». Celle-ci permettra d’occuper son cerveau et qui plus est, de le valoriser, de le responsabiliser. Pour que l’effet soir garanti, n’oubliez surtout pas de l’encourager et de le féliciter quand la mission aura été brillamment effectuée !

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/b%C3%A9b%C3%A9s-enfants/psycho-p%C3%A9dagogie/fiches-pratiques/il-est-en-perp%C3%A9tuelle-opposition
 

 

magazine parental : enfance.info 30 janvier 2014

Classé dans : ENFANCE,LES CONSEILS DES PARENTS ET PROFESSIONNELS — christelle assistante maternelle agrée à Naintré @ 6 h 39 min

CDCLIK Enfance numéro de Janvier-Février 2014

Cet e-magazine parental est à destination des familles et aussi des professionnel(le)s

il est en accès libre via le site http://www.enfance.info
Dans ce numéro vous trouverez les articles écrits par
des psychologues, pédiatres, puéricultrices, éducateurs jeunes enfants, assistantes maternelles…
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